La Parisienne 2.0 ? Qu’elle est cette nouvelle appellation futuriste : Une Geekette post-moderne ? Une Fashionista désabusée ? Une Baby Rockeuse arty ? Non, rien de tout ça. La réponse… ici & maintenant en seulement trois points :
La Parisienne 2.0 a conscience qu’il faut franchir des caps, amorcer des virages, renouer avec l’attention, le collectif, l’intemporel et le durable… et vite. Ses attitudes, ses looks sont les reflets de cette marche accélérée vers ces impératives transformations. Elle est en pleine mutation comme son environnement :
1. Élégante à l’extrême, fascinée par le corps et le luxe immortel, elle sera Chicfutur*.
2. Métissée, inspirée par la télévision, débrouillarde, drôle, elle adoptera l’esprit Ruefutur**
3. Inquiète mais active, impliquée mais pessimiste, elle enfilera les habits noirs du Sangfutur***.
Trois allures très distinctes qui l’aident à affronter les transitions inévitables de cet automne-hiver 2010-2011.
Chicfutur*: C’est le reflet d’une allure ultra-chic, sculpturale, sansun fil qui dépasse mais aussi anatomique où le corps et la chirurgie plastique jouent aussi un rôle. C’est la Parisienne de Saint-Laurent qui virerait vers l’alien de Mars Attacks mixée avec Neytiri du clan Na’vi.
Ruefutur**: C’est un après Jeremy Scott et Mario Bros ! C’est une mode de la rue, avec toutes les variétés que cela suppose, inspirée des séries télé mais avec un graphisme différent, évoquant moins le vintage des années 80. Chacun a sa personnalité, ses propres marques. C’est un mix de toutes ces marques créatives de Fast Fashion, de Topshop et de griffes de luxe pour les accessoires : des chaussures inspirées du look Chicfutur mais en moins chères, un imprimé piqué au milieu de la musique, une coiffure empruntée à une actrice…
Sangfutur***: C’est une esthétique à la Twilight. Elle est pessimiste, liée aux crises, elle reflète les angoisses d’une génération de 10-25 qui fait la mode. On est dans une allure gothique mais sans violence, des couches et des couches de noir sans agressivité, on est écorché sans être entravé. C’est une Parisienne intello, cultivée, mélancolique, qui lit, qui réfléchit. C’est sa sensibilité qui la conduit à s’intéresser à cette obscurité, cette silhouette de vampire des villes, un peu arachnéenne.

