Nous vous en avions déjà parlé : Imaginez maintenant, le festival qui offre quatre jours de totale liberté à la jeune création. Au début du mois, neuf villes se sont lancées dans l’aventure (Amiens, Basse-Terre, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Marseille, Metz, Paris et Toulouse) pour encourager l’innovation et l’originalité. Et originalité il y a eu.

A Paris, les curieux le savent, les créations d’Imaginez maintenant ne nous quittent plus une fois imprimées sur la rétine. La Tour Eiffel de Caroline Oriot et Charlotte Moisand prenant littéralement racine, comme si cette grande dame métallique de l’ère industrielle acceptait de voter écolo.

Plus troublant encore, le génial suicide d’un tractopelle biélorusse par Florian Pugnaire et David Raffini. Tel un scorpion pris au piège, le véhicule s’écrabouille peu à peu sous l’action lente des vérins de sa propre pelle. Une création animiste très dérangeante. Et la polémique – car, il en faut une – est venue de la Tour sans faim de Gilles Stassart.

Une architecture de gâteaux qui a laissé penser aux tiers-mondistes que le jeune créateur se moquer de la faim dans le monde. Le plus haut gâteau du monde (7,82m) a d’ailleurs fini par s’écrouler en raison de la chaleur ambiante, mais il aura presque fait couler autant d’encre que de farine (600kg). Alors, vrai pieds-de-nez aux plus déshérités ou Babel de l’iniquité mondiale ? Peu importe, l’art est là pour déranger et questionner, surtout quand il est jeune.


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