Seulement 4 ans d’existence pour le Who’s Next Blog et déjà un succès établi qui fédère plus de 500 profils de jeunes créateurs. Comme chaque année, 20 lauréats issus de quatre catégories (masculin, féminin, accessoires, chaussures) auront la chance de venir s’exposer au salon dès le 30 juin prochain. Présentation.
Mode Masculine & Urbaine
Même T’aime (France) est une ligne unisexe, qui n’évite pas les codes des genres, mais les marie. La production 100% française confère un aspect couture qui offre à la collection le poids de l’histoire et la légèreté du savoir-faire. Un équilibre parfait entre simplicité, confort et innovation.
Twenty(2)Too (Roumanie) est né de l’enfance de Mihai Dan Zarug. Sa mère tient une usine où un simple bout de tissu est transformé en vêtement. Tour de magie miraculeux qui fait de l’usine la garderie et le parc d’attraction du jeune Roumain. A 22 ans et après des études à Paris, Mihai surprend par des créations ultra personnelles et risquées, mais toujours réussies.

Flo de Richefort (France) est la marque de Florian Roth Richefort. Ce jeune créateur franco-allemand se revendique d’un style rococo-psychédélique, riche en promesse. Formé à l’Atelier Chardon Savard, sa ligne fait primer le confort sur toutes autres considérations. Avec une utilisation des couleurs et des imprimés comme « antidépresseurs ».

Ivanman (Allemagne) est une contraction de Ivan Mandzukic, diplômé d’ESMOD. Le Berlinois propose des créations sobres et même minimalistes. Toute la haute qualité de ses créations se niche dans les détails, en toute humilité. Ivanman est fait pour les hommes qui aiment l’élégance discrète, l’esthétique du quotidien.
La Garçonnière (France) est née de l’amour de l’art de Tristan Besnard. Plus précisément, c’est son père, peintre, qui forge le sens esthétique du jeune Tristan. D’ailleurs le Breton qui a fondé sa marque en 2011, affiche des influences telles que le préraphaélisme, la musique folk de Chris Garneau, le cinéma de Jim Jarmush et l’univers de Hayao Miyazaki. La collection est le mariage parfait du dandy et du garçon de rue. Un must.
Morgan Kirch (France) renouvelle une mode enracinée dans la culture française, dans un embrasement de sobriété très rétro. Les créations ultra graphiques du jeune Lyonnais surprennent par la maturité de leurs lignes simples et élégantes, revisitant les grands classiques de la mode hexagonale.
Daniela Barros (Portugal) est une amoureuse de la mode. Une passion qui née dès l’enfance et explique certainement aujourd’hui ce sens du détail hors norme. Une rigueur et une attention des petits riens qui dessinent l’avant-gardisme de cette collection. Inspirée, paradoxalement, par la nature et l’univers gothique, ce sont principalement ses matériaux innovant qui signent ses créations.
Elise Kim (Pays-Bas) est née à Hô Chi Minh-Ville au Vietnam avant d’étudier au Canada, puis à Milan et Londres. Elle est aujourd’hui installée à Amsterdam. Ce curriculum vitae qui se trace comme la course de Phileas Fogg explique en partie la richesse de la collection de la jeune femme. Mélangeant les lignes comme les couleurs, les styles comme les époques.
Ankur Gupta (Inde) crée selon les codes de son enfance. D’abord, des heures qu’il a passé dans l’usine de tapis de son oncle à New Dehli. De là est né un amour inconditionnel pour les belles matières. Ensuite, de sa culture indienne. Les rêves, le surréalisme, l’hindouisme. Les perles et les broderies, les imprimés et les formes kaléidoscopiques.
Tata Christiane (Allemagne) est à la fois une marque de vêtements et une agence de créations de costumes pour le théâtre, le cinéma et la photographie, crée par Julie Bourgeois et Hanrigabriel. Les deux créateurs proposent plus qu’une ligne de vêtements, tout un univers. Jouant en permanence avec la réinterprétation du monde de la rue et de la frontière entre élégance et mauvais goût. Chaque pièce est unique et est confectionnée à la main.
Accessoires

Lucy Jay (Grande-Bretagne) est une pile d’énergie. Son imagination paraît sans fin. Ses couleurs sont l’expression d’une exaltation créative rare. Loin d’une ligne directrice unique, Lucy Jay revendique une inspiration de l’humeur, faisait de chaque pièce, une unicité de temps et de personnalité. Une beauté identitaire, tantôt psychédélique, tantôt gothique, tantôt art déco.
Emma J. Shipley (Grande-Bretagne) est une toute jeune marque du nom de sa créatrice, lancée cette année, après que son auteure ait reçu une multitude de prix prestigieux. Ses foulards se parent des schèmes de la nature, s’inspirant au passage de William Morris, du mouvement Arts et Métiers et des travaux de Darwin. Imaginés à Londres, les foulards sont créés en Italie sur de la soie, de la laine ou du cachemire de grande qualité.
Suturno (Espagne) est une marque madrilène, mais aussi une agence de design. Crée par Julia Vergara et Javier SuTurno après qu’ils ont quitté leurs emplois respectifs d’architecte et de graphiste. Leurs expériences passées les amènent à déformer, détourner, adapter les formes géométriques et les matières traditionnelles. L’inspiration des deux créateurs née sur les marchés aux puces et de leur obsession de la collection d’objets en tout genre.

AtelierCalottaSadino (Italie) est une marque rebelle, cherchant à sortir du carcan mass marketing. Avec des créations made in Italy et en favorisant la création de produits entièrement faits à la main. Issue du monde de l’art et du design, la collection de Carlotta Sadino est un summum d’expertise artisanale et d’authenticité. Ceux qui portent ses chapeaux disent qu’ils ont une âme.
Mies Nobis (Allemagne) est une ligne électrique qui puise son inspiration chez l’artiste Jenny Kee comme chez l’architecte Gaudi. L’Australienne Millicent Nobis crée sa marque en 2010, utilisant le laiton, le bois et l’argent pour façonner ses bijoux en éditions limitées. La créatrice cherche le hors norme, plus facile à assumer pour des bijoux que pour des vêtements selon elle. Et cite Platon pour parler de son style. « La beauté du style, l’harmonie, la grâce et la bon rythme dépendent de la simplicité ».
Chaussures
Kong Yiu Cheng (Pays-Bas) se démarque dès sa collection de fin d’études en revisitant les formes de soulier masculin. Sa collection, Mister Cheng, se plonge donc d’emblée dans l’univers classique masculin. Le derby, le richelieu ou encore la sandale se détourne au goût de l’imperfection et de l’inachevé. Un exemple parmi d’autres, avec la série Naked Shoes et l’utilisation de plastique polyuréthane qui dévoile la peau habituellement cachée.
Vincent Bottesi (France) a cheminé sur beaucoup de voies différentes avant d’épouser celle de la chaussure. Un mariage réussi puisque le jeune Isérois reçoit en 2010 deux premiers prix. Sa collection de sandales pour femme est une pure merveille. Avec son talon courbée, ces sandales sont uniques, provocatrices par leur innovation et ultra glamour par cette féminité exacerbée.

Priscilla Jolivet (France) s’est spécialisée dans la mode enfantine et crée il y a quelques mois, April in Paris. En réinterprétant les modèles classiques et éternels, tout en affichant une grande exigence au niveau des matériaux, la collection nous offre un réel raffinement et marque un retour efficace au rétro-chic.

Manami Saito (Japon) nous présente sa collection de fin d’étude, une variation autour de trois modèles de souliers féminins. Manami Saito sait marier la modernité et l’artisanat ancestral comme seule la culture japonaise sait le faire depuis des siècles. A l’image de ses talons ressort, associés à des souliers dessinaient selon les plus belles références historiques.

Gustave Whesper (France) est l’œuvre d’un étudiant. En troisième année à ESMOD Paris, section accessoires, Hugues Bareteau de Perricot s’inspire des courbes des automobiles des années 40. Chaque création est unique et se détermine d’un type de carrosserie en particulier. Une collection donc fondamentalement masculine et particulièrement élégante.











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