Who’s Next est le lieu de tous les talents. Des confirmés, mais aussi des jeunes pousses. Et le salon à la main verte. Parmi ses nombreuses collaborations, Who’s Next Prêt-à-Porter Paris est fier de compter, pour la deuxième année, sur son association avec artsthread.com, plateforme dédiée aux jeunes créateurs affiliés à un réseau d’écoles de mode international. Parmi ses talents, 10 issus du prêt-à-porter féminin, de la mode masculine, des accessoires et de la chaussure on été sélectionnés par notre jury. Rencontre.
Tariq Mahmoud (Royaume-Uni) est un pur produit de l’élégance anglaise. Etudiant au Royal College of Art de Londres, le jeune homme est marqué par la simplicité et la pudeur de l’esthétique du posh english.
L’harmonie des lignes de ses chaussures n’a d’égal que la modernité de ses matières. Des combinaisons parfois surprenantes, mais toujours de bon goût. Pour les hommes discrets mais sûrs d’eux.
Seokhee Judy Seo (Corée du Sud) est dotée d’une imagination débordante qu’elle peaufine au College of Creative Arts à l’Université de Massey en Nouvelle-Zélande. La nature est son inspiration principale. Mais loin de la résumer à une simplicité angélique et écologique, Seokhee Judy Seo arbore aussi ses méandres plus sombres et tortueux. Décalées et élégantes, ses créations sont empreintes d’une histoire où le fantastique et l’animisme côtoient la beauté.
Emma Hardstaff (Irlande) a remporté le projet Mackintosh en 2011. Etudiante au College of Art d’Edimbourg, elle est spécialisée dans la mode féminine et les accessoires.
Ses créations sont des jeux autour de l’équilibre des tailles. Entre mesure et démesure. Une véritable prouesse d’équilibriste. En jouant avec les échelles et les formes, ses vêtements paraissent d’abord totalement déstructurés avant d’affirmer une harmonie complètement artistique.
Di Wu (Chine) a grandit dans la province de Shen Yang avant de s’envoler pour les Etats-Unis et la ville des libertés de San Francisco.
A l’Academy of Arts, l’étudiante confectionne des vêtements pour femmes avec une réelle maturité. Au point que ses dernières créations ont été présentées à la Semaine de la Mode de Berlin au printemps dernier.
Yvonne Lin (Canada) est tombée amoureuse la mode lors d’un défilé organisé par son lycée. Un véritable coup de foudre qui réoriente son parcours vers l’Université Ryerson au Canada et ses études de couture.
A l’image du melting-pot réussi de la culture canadienne, Yvonne Lin s’inspire aussi de différentes cultures et de styles diversifiés pour créer ses pièces de prêt-à-porter féminin.
Ses créations sont des chefs-d’œuvre de détails, offrant une esthétique globale parfaitement complexe et maîtrisée.
Gary Wilson (Royaume-Uni) est étudiant à l’Université de Northumbria à Newcastle. La haute couture a toujours été un rêve et un objectif pour Gary.
Il travaille préférentiellement la soie et le cuir. Ses coloris noirs et bleus, métallique et électriques, donnent naissance à des collections avant-gardistes, presque futuristes.
Devant cette modernité de la forme et de la matière, une discrétion et une élégance incroyables se dégagent.
Rajinder Johal (Royaume-Uni) étudie la mode féminine au Royal College of Art de Londres.
Finaliste du concours de jeunes créateurs John Lewis, présélectionné pour le prix Topshop, le parcours du jeune Rajinder Johal est déjà bien engagé sur la voie de la reconnaissance.
Ses créations colorées sans être exubérantes ont séduit les spécialistes.
Han-Gul Kwon (Corée du Sud) a quitté son pays natal pour suivre des études de mode entre la Dormus Academy de Milan et la University of Wales de Cardfiff.
Diplôme avec mention en poche, il lance sa propre marque de prêt-à-porter féminin en décembre dernier.
Son travail réfléchit la schizophrénie inhérente à chaque individu. Ses vêtements tentent de révéler les personnalités conscientes et inconscientes qui régissent un individu. Tout un programme.
Emily Edge (Royaume-Uni) est étudiante à l’Université Northubria de Newcastle. Finaliste des concours Hermès en 2010 et Topman en 2012, Emily Edge réinterprète la mode masculine en associant le classique au sportif et à la street culture.
Des lignes élégantes de l’histoire de la mode, au défouloir du quotidien, la jeune créatrice réussit un savant et raffiné mélange.
Une alliance ente tradition et modernité qui voit le jour grâce à ses dessins réalisés à la fois à la main et par ordinateur.
Alexandra Apostolidis (Australie) est diplômée du Whitehouse Institute of Design de Melbourne. Elue créatrice de l’année, elle réalise aujourd’hui des pièces de prêt-à-porter féminin.
Le processus créatif d’Alexandra Apostolidis est lent. C’est avec le temps et la patience, qu’elle fait germer un univers, une histoire, tout un monde pour chacune de ses pièces.
Chaque vêtement est une aventure qu’elle livre clefs en main.
English